La pratique de la psychopédagogie

Isolement, harcèlement, troubles...

Les études menées sur la psychopédagogie ont démontré l’intérêt de son environnement psychologique et cognitif de l’enfant dans la qualité de son engagement scolaire.  Le psychopédagogue travaille auprès des enfants et des adolescents, dans le but de mesurer ces facteurs. 

Des troubles tels que la dyslexie, la dyspraxie et les troubles du déficit de l’attention (TDAH) freinent l’apprentissage de l’élève qui en souffre. En effet, ces troubles orientent l’élève vers un comportement contraire aux exigences du système scolaire. Progressivement, l’élève perd confiance en ses capacités d’apprentissage et se désinvestit. 

D’autres facteurs suscitent le sentiment d’exclusion. Le harcèlement scolaire entraîne l’élève vers un mal-être et la crainte de subir ce malmenage. La pression massive de la famille sur l’enfant peut aussi entraîner le mépris du système scolaire. 

Le principe de la psychopédagogie

Le travail du psychopédagogue vise à émanciper intellectuellement l’enfant et l’adolescent. Il vise à réconcilier l’enfant avec les systèmes d’apprentissage. L’accompagnement psychopédagogique requiert des exercices de créativité, de lecture, de mathématiques et des méthodes de méditation. L’objectif étant d’instaurer de nouveau le désir et le plaisir d’apprendre. 

Le psychopédagogue prend en compte les inquiétudes et les attraits de la personnalité qui nuisent à l’apprentissage et restaure l’estime de l’élève. Le psychopédagogue est spécialisé pour accompagner les enfants ou adolescents qui ont une approche différente quant à l’apprentissage. Son rôle est de considérer l’enfant dans son ensemble (facteurs cognitifs, affectifs, physiques, scolaires, familiaux..). Il accueille la façon de penser de l’enfant et participe à son développement. C’est l’interlocuteur de référence entre l’enfant et son environnement scolaire.

 

Visualiser le temps

Pour beaucoup d’enfants, le temps n’est pas un flux continu.C’est un repère flou, instable… voire absent.

Il ne s’écoule pas. Il surgit.

– “c’est déjà fini ?”– “j’ai pas eu le temps”– “j’avais même pas commencé”

Ce que l’adulte perçoit comme un manque d’engagementest souvent une difficulté à se représenter le temps qui passe.

Le timer permet une externalisation de ce processus.

Le temps devient visible Il devient mesurable Il devient anticipable

On passe d’un concept abstraità un repère concret, stable, sécurisant.

Ce que ça modifie réellement :

• Activation : l’enfant sait quand commencer• Maintien de l’effort : il voit où il en est• Anticipation : la fin n’est plus brutale• Régulation émotionnelle : moins de frustration, moins de rupture

On ne demande plus “travaille 20 minutes” On montre ces 20 minutes

C’est un étayage des fonctions exécutives.Pas une pression supplémentaire.

Un outil simple avec un impact direct sur l’engagement et l’autonomie.

LES ROUTINES CHEZ L'ENFANT : UN BESOIN ESSENTIEL POUR GRANDIR

On entend souvent dire que les enfants ont besoin de repères. Mais pourquoi les routines sont-elles si importantes ?

Une routine, c'est un événement qui se répète régulièrement dans la vie de l'enfant : l'histoire du soir, le câlin du matin, les repas à heure fixe, le rangement des jouets ou encore les moments de discussion en famille.

Les routines rassurentElles permettent à l'enfant de savoir ce qui va se passer, réduisent l'anxiété et renforcent son sentiment de sécurité.

Les routines développent l'autonomieMettre la table, préparer son cartable, ranger sa chambre ou participer à la cuisine permettent à l'enfant de gagner progressivement en indépendance et en confiance.

Les routines favorisent les apprentissagesÀ travers les gestes du quotidien, l'enfant développe ses capacités cognitives, sa mémoire, son organisation et sa compréhension des règles de vie.

Les routines renforcent les liens familiauxLes moments partagés, comme les repas, les histoires du soir ou les temps d'échange, créent des souvenirs et renforcent le sentiment d'appartenance à la famille.

Les routines aident à gérer les émotionsLorsqu'un enfant dispose d'un cadre stable, il se sent plus serein et plus disponible pour apprendre et interagir avec les autres.

Attention : une bonne routine doit rester souple !L'objectif n'est pas de tout contrôler, mais d'offrir des repères tout en apprenant à l'enfant à s'adapter aux imprévus de la vie.

Quelques exemples de routines positives :• Un câlin avant l'école.• Une histoire avant le coucher.• Un temps de discussion chaque soir.• Participer aux tâches du quotidien.• Jouer seul puis avec les autres.• Des horaires réguliers pour les repas et le sommeil.

Les routines ne sont pas de simples habitudes : elles sont de véritables outils éducatifs qui accompagnent l'enfant dans son développement, son autonomie et son bien-être.

Et chez vous, quelles sont les routines qui fonctionnent le mieux avec vos enfants ?